Son travail autour de la figure absente du père marocain, de ce père qui a rejeté le Maroc, est exemplaire. Malik Nejmi part d’abord seul retrouver le pays de son père, y suit un homme qui parle du pays en marchant, « on marche pour disparaître, quand on n’a plus d’identité », et croise partout « le regard d’un homme assis, seul dans ses pensées, le regard de la dépression, l’image figée de l’Arabe qui rêve de partir… » Malik Nejmi finira par ramener son père au pays nié, et lui prêtera une géographie sensible pour s’exprimer. « Le passé, papa, c’est la taxe des immigrés ». Travail qui sera publié en trois volumes sous le titre « El Maghreb » (2001‐ 2005).

© Galerie 127. 2006–2013


Malik Nejmi à la Villa Médicis


Le photographe franco-marocain entame ce printemps une résidence à la prestigieuse Villa Médicis.

Que seront les fruits de l’exil ?